Par Isabelle Pierre (Nantes)

L’activité physique, de même que la perte de poids sont deux facteurs corrélés à la baisse de la pression artérielle. Pour autant, quel est l’effet respectif de chacun de ces facteurs ? C’est ce qu’ont évalué les auteurs de cette étude réalisée à partir de l’analyse d’une cohorte prospective.

L’analyse a porté sur une cohorte de 35.061 sujets vus dans le cadre d’une consultation de médecine préventive à partir de 1990. L’activité physique a été précisée comme la durée passée au palier maximal de l’effort.

Les patients inclus avaient un âge moyen de 46 ans.

Première donnée de l’étude : les sujets à poids normal avaient une pression artérielle systolique plus basse que les obèses (115 vs 127 mm Hg, P < 0,001).
Les sujets ayant un haut niveau physique avaient une pression artérielle systolique plus basse que celle des patients à faible niveau d’activité physique (119 vs 125 mm Hg, P < 0,001). L’index de masse corporelle et le niveau cardio-respiratoire étaient tous les deux associés à la pression artérielle systolique (P < 0,001 pour chacun), cependant, lorsque ces deux facteurs étaient évalués de manière simultanée, l’index de masse corporelle avait un plus grand impact sur la PAS que le niveau d’activité physique. Au total, si l’activité physique et l’index de masse corporelle ont tous les deux un impact sur la pression artérielle systolique, c’est l’index de masse corporelle qui semble avoir le plus grand impact.

Article commenté :
Fitness, fatness, and systolic blood pressure: Data from the Cooper Center Longitudinal Study
J. Chen et al.
Am Heart J 2010; 160: 166-170.
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Date de publication : 15-07-2010