Actualités  –  publiée le 30/11/2018 par Équipe de rédaction Santélog

ECCE 2018

La gaieté n'est ni nécessaire ni suffisante pour sourire.

Le sourire reflète-t-il toujours un état intérieur de bonheur, de gaieté ou d’amusement ou comme le suggère la théorie de l’écologie comportementale un outil utilisé dans les interactions sociales ? Cette expérience tend à confirmer cette théorie en suggérant que la gaieté n’est ni nécessaire ni suffisante pour sourire. Sourire ne suggère pas nécessairement que nous sommes heureux, confirme sans surprise cette étude menée à la Sussex Medical School (BSMS), présentée à l’European Conference on Cognitive Ergonomics (ECCE 2018).

Le Dr Harry Witchel, expert en langage corporel et en physiologie à la BSMS, a demandé à 44 participants âgés de 18 à 35 ans de répondre à un quiz sur la géographie composé de 9 questions suffisamment difficiles pour qu’ils donnent souvent de mauvaises réponses. Les participants qui jouaient à ce jeu étaient assis et interagissaient avec un ordinateur, seuls dans une pièce alors que leurs visages étaient enregistrés sur vidéo. Après le quiz, les participants ont été invités à évaluer leur expérience subjective en utilisant une gamme de 12 émotions, dont « ennuyé », « intéressé » et « frustré ». Durant cette évaluation, leurs expressions faciales étaient analysées par ordinateur, image par image, afin de déterminer le degré auquel ils souriaient sur une échelle de 0 à 1.

L’engagement, le carburant social du sourire : L’expérience montre que lors de ces interactions homme-machine, le sourire n’est pas motivé par le bonheur mais associé à un engagement subjectif, qui agit comme « un carburant social du sourire, même en socialisant avec un ordinateur ». Ainsi, ici, l’émotion la plus associée au sourire s’avère être « l’engagement » plutôt que le « bonheur ». L’analyse image par image du visage des participants, lorsqu’ils répondent aux 9 questions, tend à confirmer cette théorie :

le sourire apparaît juste après que l’ordi les ait informés si leur réponse était correcte ou fausse, et étonnamment, les participants sourient plus souvent quand leur réponse est erronée.

Source: Proceedings of the 36th European Conference on Cognitive Ergonomics (ECCE 2018) 5-7 Sept, 2018 DOI : 10.1145/3232078.3232084 A trigger-substrate model for smiling during an automated formative quiz: engagement is the substrate, not frustration

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