Source: MEDISCOOP

L’activité physique améliore l’état de santé physique et psychologique des femmes après un cancer du sein. Elle apporte également un bénéfice sur la capacité respiratoire, le poids corporel ou encore la qualité de vie chez des personnes ayant eu un autre type de cancer. Ces conclusions émanent d’une méta-analyse parue dans le BMJ.
Décidément l’exercice physique est bon pour tout. Arme contre l’ostéoporose, les maladies cardiovasculaires, il l’est également contre le cancer et ses rechutes. C’est ce que confirme une équipe chinoise qui vient d’effectuer une méta-analyse permettant d’évaluer l’impact de l’activité physique après un cancer. Les auteurs ont recensé 34 essais contrôlés dont 22 (65%) portaient sur le cancer du sein. Parmi ces études, 22 évaluaient des exercices réguliers d’aérobic (ou gymnastique). Les groupes contrôles étaient constitués pour la plupart de sédentaires. La durée moyenne de pratique était de 13 semaines, variant de 3 semaines à plus d’un an. Les résultats sont sans appel. Ils montrent que l’exercice physique améliore les symptômes de fatigue, dépression et la qualité de vie mais également l’indice de masse corporelle, la fonction respiratoire ou encore les capacités physiques des personnes ayant achevé un traitement anticancéreux. L’Institut Curie n’a pas attendu ces résultats publiés dans le BMJ pour mettre cela en pratique. Se basant sur une étude du Jama selon laquelle plus de trois heures d’exercice par semaine réduit de 20% le risque de récidive de cancer du sein et plus de neuf heures par semaine le réduit de 50%, il propose aux femmes soignées pour un cancer du sein, en partenariat avec l’association Siel Bleu, un programme d’activités physiques adaptées dans le cadre du plan personnalisé de surveillance.
Marie Lestelle (Paris)
Référence : Daniel Y T Fong, Judy W C Ho et al. Physical activity for cancer survivors: meta-analysis of randomised controlled trials BMJ 2012;344:e70 [Retrouvez l’abstract en ligne]
Date de publication : 09-02-2012