Actualités – publiée le 5/01/2020 par Équipe de rédaction Santélog

Journal of Molecular and Cellular Cardiology

Ce système de "stimulation biologique" pourrait être une alternative  pour le traitement des troubles du rythme cardiaque, pour la réparation cardiaque après une crise cardiaque ou pour combler les limites du stimulateur cardiaque électronique.

Cette équipe de l’Université de Houston propose une nouvelle génération de stimulateurs cardiaques qui utilise des cellules souches présentes dans les graisses et les convertit en cellules cardiaques spécialisées en cellules stimulatrices.

Un nouveau système de stimulation cardiaque 100% biologique, documenté dans le Journal of Molecular and Cellular Cardiology, qui va permettre à terme de disposer d’un traitement alternatif pour les troubles du rythme cardiaque, pour la réparation cardiaque après une crise cardiaque ou pour combler les limites du stimulateur cardiaque électronique.

Aujourd’hui, la stimulation cardiaque consiste en la délivrance d’impulsions électriques de faible intensité au muscle cardiaque par un stimulateur cardiaque implantable ou pacemaker, associé à une ou plusieurs sondes.

Plus de 600.000 stimulateurs électroniques sont ainsi implantés chaque année dans le monde pour parvenir à contrôler les rythmes cardiaques anormaux.

« Les piles vont mourir. Nous sommes à l’ère des stimulateurs biologiques »

Le Dr Bradley McConnell, professeur de pharmacologie à l’Université de Houston et son équipe inaugurent ainsi une nouvelle ère dans la stimulation cardiaque, et propose de remplacer ces pacemakers par des cellules. Précisément des souches présentes dans la graisse, spécialisées en cellules cardiaques puis reprogrammées pour agir comme des « stimulateurs biologiques ».

La stimulation cardiaque biologique pourrait être rapprochée des thérapies cardiaques réparatrices par cellules souches. Son principe consiste à reprogrammer des cellules souches mésenchymateuses adipogènes, qui résident dans les cellules adipeuses, en cellules progénitrices cardiaques puis en cellules cardiaques « conductrices » ou cardiomyocytes du nœud sinusal, pour réguler à nouveau le rythme cardiaque.

Les chercheurs rappellent que le nœud sinusal est le principal stimulateur cardiaque du cœur, responsable de la génération de l’impulsion ou du battement électrique. Sa défaillance entraîne des arythmies.

« Les piles vont mourir. Regardez simplement votre smartphone », commente l’auteur principal : « ce stimulateur biologique est mieux à même de s’adapter au corps et n’aura pas à être entretenu par un médecin. Ce n’est pas un corps étranger : ce stimulateur biologique pourra évoluer avec le corps ».

Source: Journal of Molecular and Cellular Cardiology January 2020 DOI : 10.1016/j.yjmcc.2019.09.015 Conversion of human cardiac progenitor cells into cardiac pacemaker-like cells

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