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Des compétitions de voile de nouveau possibles : la FFVoile communique…

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La Fédération Française de Voile, la Préfecture départementale de Vendée, la Préfecture maritime de l’Atlantique et le Ministère des Sports ont validé, sous le respect d’un cahier des charges très strict, l’organisation de la Solo Maître CoQ et de la Vendée Arctique-Les Sables-d’Olonne, et ce malgré la suspension actuelle des compétitions jusqu’au 31 juillet.

Sauver la Solo Maître CoQ, c’est aussi sauver la Solitaire et la saison de la classe Figaro.

Sauver la Solo Maître CoQ, c’est aussi sauver la Solitaire et la saison de la classe Figaro. | YVAN ZEDDA

Voiles et Voiliers. Publié le 11/06/2020 à 16h25

L’enjeu était important : Sauver la Solitaire du Figaro et le Vendée Globe, deux courses au large historiques et majeures. En effet sans courses qualificatives en amont, beaucoup de coureurs au large ne pouvaient valider leurs qualifications sportives et fiabiliser leurs bateaux pour ces deux échéances majeures de l’année.

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L’enjeu était important : Sauver la Solitaire du Figaro et le Vendée Globe

En autorisant la Solo Maître CoQ, qualificative pour la Solitaire du Figaro, et la Vendée Arctique Les Sables-d’Olonne, qualificative pour le Vendée Globe, les autorités offrent de nouvelles perspectives à tout un écosystème. Une belle adonnante en attendant que la Drheam Cup obtienne les mêmes autorisations que les organisateurs Vendéens, qui avec Marc Chopin, ont su œuvrer collectivement.

La Course au Large, un savoir-faire à préserver

Souvent valorisée pour son savoir-faire sportif et industriel, la course au large est une spécificité française de haute technologie enviée par-delà nos frontières. Véritable écosystème qui se compose de nombreux corps de métiers industriels (électroniciens, stratificateurs, ingénieurs…) la course au large c’est aussi des marins, des organisateurs, des communicants et des logisticiens dont les activités dépendent de la visibilité qu’ils offrent aux partenaires des projets. Sans activité et donc sans promotion pour leurs sponsors, leur avenir devenait critique.

C’est pourquoi autour de la FFVoile, plusieurs acteurs se sont organisés pour, dans un premier temps, permettent la reprise des chantiers et des entraînements et dans un second temps organiser un calendrier sportif cohérent vis-à-vis de la situation sanitaire actuelle et des grandes échéances que représentent la Solitaire du Figaro et le Vendée Globe.

La reprise des compétitions de voile au sens large est possible

« Ces décisions sont le fruit d’un travail collectif réalisé avec tous les acteurs de la course au large en coordination avec la Fédération et les autorités locales. Elles vont nous permettre d’accompagner de très belles courses et de démontrer que la reprise des compétitions de voile au sens large est possible. Les organisateurs des deux compétitions ont accepté un strict cahier des charges, ils se montreront exemplaires et nous démontrerons ainsi aux autorités que la pratique compétitive de la voile ne présente pas de risque sanitaire élevé.

Les ‘ voileux ‘ sont des sportifs sérieux. Les notions de responsabilité, de solidarité et de sécurité sont consubstantielles à notre activité. Notre objectif reste que nos clubs retrouvent une activité complète le plus vite possible, idéalement dès le début de la phase 3. » explique Nicolas Hénard, Président de la Fédération Française de Voile.

La Solitaire du Figaro et le Vendée Globe, deux courses majeures de notre calendrier, étaient en danger

Ils ont dit :

Corinne Migraine, Vice-Présidente de la FFVoile :

« La Solitaire du Figaro et le Vendée Globe, deux courses majeures de notre calendrier étaient en danger. Les coureurs qui participent à ces deux compétitions exigeantes doivent pouvoir naviguer en amont pour fiabiliser leurs bateaux et pour certains d’entre eux se qualifier sportivement. Il était donc important que ces deux courses aient lieu rapidement.

Nous espérons que la Dhream Cup puisse obtenir les mêmes autorisations pour apporter encore un peu plus de sérénité à la situation. Pour que les organisateurs obtiennent leurs autorisations, nous avons poussé le travail collaboratif initié en avril. En démontrant ensemble, organisateurs, coureurs et fédération nos engagements, nous avons pu faire évoluer les positions.

L’inscription de la Solitaire du Figaro et du Vendée Globe parmi les grands événements nationaux à l’identique du Tour de France cycliste ou bien de Roland Garros, auprès du Ministère a été aussi déterminante. Je remercie d’ailleurs les services du Ministère des Sports qui ont bien compris l’ensemble des enjeux que nous défendions ainsi que les préfectures départementales et maritimes qui ont validé nos démarches. »

Antoine Mermod, Président de la Classe Imoca :

« Les équipes sportives de la classe Imoca ont réussi un tour de force en remportant une course contre-la-montre loin d’être gagnée, après deux mois de confinement. Je suis fier des capacités d’adaptation et de réaction des teams, de leurs partenaires et des équipes qui composent l’organisation de la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne.

Cette course n’aurait jamais pu voir le jour sans le soutien très actif et enthousiaste du Département et de la ville, ainsi que de la FFVoile et des autorités impliquées. La Classe Imoca et l’ensemble des skippers leur adressent de vifs remerciements ! »

Marc Chopin, organisateur de la Solo Maître CoQ :

« Après le report officiel de la course en mars dernier, nous avions déjà réussi à mobiliser les skippers autour de sa version virtuelle sur Virtual Regatta. Dès qu’on a pu, on a repris contact avec la Fédération et avec les autorités compétentes pour savoir comment et sous quelle forme on pourrait organiser la course. On a travaillé de concert avec les skippers, la classe et nos partenaires pour adapter la compétition au contexte actuel, avec des protocoles de préventions à terre et en mer très stricts.

On a œuvré main dans la main avec l’équipe de la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne, avec un soutien fort de la FFVoile, pour permettre à tous ses acteurs d’envisager la reprise avec davantage de sérénité. On espère que notre exemple pourra ouvrir la porte à la reprise d’autres compétitions, en course au large, puis plus largement pour l’ensemble des régatiers du pays. » (Source service presse)

François Gabart, la classe ultime…

france.tv radiofrance BRETAGNE FINISTÈRE

Premiers pas sur ce qui deviendra le prochain trimaran de François Gabart / © Alexis Courcoux/MerConcept

Premiers pas sur ce qui deviendra le prochain trimaran de François Gabart / © Alexis Courcoux/MerConcept

En panne de sponsor avec le retrait de Macif de la classe Ultim, François Gabart a déjà les yeux tournés vers de nouveaux horizons. Son prochain trimaran est en construction à Concarneau, dans le Finistère. « Les coups durs, ça permet de revenir plus fort » dit-il.

Par Carole Collinet-AppéréPublié le 11/06/2020 à 18:49 Mis à jour le 12/06/2020 à 10:33

L’homme est plutôt du genre à rebondir. Et pas seulement sur les filets de trampoline d’un trimaran. A peine la page Macif tournée – le groupe a annoncé qu’il mettait fin à dix années de parteneriat – , François Gabart lève le voile sur la construction de son prochain bateau : un Ultim nouvelle génération.

Construction à Concarneau

https://www.youtube.com/watch?v=2EssWo814vQ&feature=emb_logo


La coque centrale du trimaran M101 est arrivée à Concarneau sur un camion, en provenance du chantier naval morbihanais Mulitplast. Elle est aujourd’hui bien à l’abri dans ce bâtiment flambant neuf de 3000 m2 où le navigateur a rapatrié sa start-up MerConcept. La petite entreprise de François Gabart était jusque-là installée de l’autre côté de la baie, à Port-la-Forêt, où se trouve le Pôle Finistère Course au large.

On veut aller plus loin dans la notion de vol sur l’eau. Voler plus tôt et plus vite

« C’est un nouveau défi, s’enthousiasme François Gabart. Ça va pas être simple mais on a les atouts pour le relever. On a travaillé pour que l’ergonomie et la philosophie du bateau soient adaptées au vol ». Le détenteur du record du Tour du monde en solitaire – bouclé en 42 jours en 2017 – est d’une nature plutôt résiliente. « Les coups durs, dit-il, ça permet de se réinventer et de se reconstruire plus fort ».

Ce futur géant des mers aura la même taille que le Macif. Faire mieux mais pas plus grand, c’est la feuille de route de l’équipe MerConcept qui va s’atteler à l’assemblage du trimaran et a aussi planché sur des nouvelles technologies, secrètement gardées. « Ce qu’il y a de fabuleux dans cette révolution par le vol, explique le marin, c’est que l’on cherche à aller plus vite sans forcément augmenter la puissance de nos bateaux. L’idée est de diminuer leur frottement sur l’eau, de limiter notre impact ».
A bord, « tout est repensé, pour mieux protéger l’équipage. L’organisation sera différente, on sera plus à même de contrôler encore mieux le bateau ».

C’est une ère nouvelle où le progrès et l’innovation doivent avoir plus de sens pour la planète

L’environnement, une question centrale dans la réalisation de cet Ultim dont les premiers tests en mer ne débuteront pas avant juin 2021. « Nous devons aller plus loin que simplement vouloir gagner des courses, il faut donner plus de sens à ce que l’on fait. Notre sport est très technique et peut répondre à des problématiques plus globales de société. Notre impact environnemental quand nous partons autour du globe n’est pas neutre. A nous de nous réinventer pour le compenser dans le bon sens ».

Réinventer… le mot-clef pour ce marathonien du large qui croit dur comme fer à une nouvelle forme de sponsoring sportif tout comme il défend les transferts techniques vers d’autres secteurs maritimes. « Ce que nous développons pour la course au large peut aussi servir au transport des marchandises ou de personnes, en utilisant mieux le vent, par exemple. L’innovation et le progrès doivent permettre de faire évoluer ces bateaux et ainsi limiter les incidences sur l’océan ».

Tour du monde en équipage fin 2021

Avec le retrait de Macif de la classe Ultim, François Gabart se retrouve sans sponsor. « Et c’est le champ des possibles qui s’ouvre depuis cette annonce » confie-t-il. Il reçoit des messages de soutien, notamment sur les réseaux sociaux :

Guy Cotten@CottenGuy

Nous accompagnons @francoisgabart depuis ses débuts et nous le suivons pour les nouvelles aventures qui s’annoncent. https://twitter.com/francoisgabart/status/1270653564839477248 …

François GABART ⭐️⛵️⭐️

✔@francoisgabart

J’ai vécu des moments incroyables avec la Macif. Cette décision est difficile, mais c’est un immense challenge qui nous attend avec mon équipe👊💥https://www.instagram.com/p/CBP–GiH_KG/?utm_source=ig_web_copy_link …#Sailing #Courseaularge @GroupeMacif @MerConcept_ https://twitter.com/GroupeMacif/status/1270652261497176066 …

6:08 AM – Jun 10, 2020

Il ne cache pas non plus être sollicité depuis 24 heures. « Rien n’est fait. Je suis très optimiste car on a projet qui est techniquement et économiquement bon. Le fait d’avoir un bateau en construction, tout cela se produit dans le bon timing finalement ».

Le skipper finistérien entend bien voler autour du monde en équipage fin 2021 avec son trimaran tout juste sorti des hangars de MerConcept. Et entraîner avec lui ceux qui ont soif de pleine mer.

François Gabart, navigateur de tous les records 

François Gabart, le géant Finistérien 

Brest: c’est fait, François Gabart a battu le record du tour du monde en solitaire