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CANCER de la PROSTATE : 2 facteurs clés de mode de vie pour le prévenir…

Actualités – publiée le 11/12/2019 par Équipe de rédaction Santélog

International Journal of Epidemiology

Le maintien d’un poids de santé et la pratique de l’exercice sont les 2 facteurs majeurs de prévention du risque de cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes pourtant ses facteurs restent mal connus. Cette étude de l’Université de Bristol, la plus grande jamais réalisée avec l’aide de la génétique comme mesure de facteurs de mode de vie -dont l’activité physique-, révèle qu’être plus actif réduit considérablement le risque de ce cancer.

Des conclusions présentées dans l’International Journal of Epidemiology qui mettent en avant l’important du maintien d’un poids de santé et la pratique de l’exercice contre le risque de cancer.

L’étude, cofinancée par le Fonds mondial de recherche sur le cancer (WCRF) et Cancer Research UK (CRUK) est menée auprès de plus de 140.000 hommes, dont 80.000 avec un cancer de la prostate. L’analyse révèle que les participants dont la séquence d’ADN varie, ce qui est un marqueur d’activité physique, bénéficient d’une réduction du risque de cancer de la prostate de 51% par rapport aux participants ne présentant pas cette variation génétique spécifique.

L’activité physique en général et pas seulement l’exercice intense, éloigne le risque de cancer de la prostate

L’activité physique est déjà associée, par plusieurs études à la réduction du risque des cancers de l’intestin, du sein et de l’utérus, cependant c’est sa première association à si grande échelle, avec le risque de cancer de la prostate. De plus l’étude, qui utilise la génétique comme mesure indirecte de l’activité physique, évite le biais lié à l’auto-déclaration tout en portant sur un très large échantillon.

L’auteur principal, le Dr Sarah Lewis, maître de conférences en épidémiologie génétique à la Bristol Medical School explique : « Cette étude est la plus vaste jamais réalisée en son genre. Elle utilise une méthode relativement nouvelle qui complète la recherche observationnelle actuelle. Ses résultats suggèrent que l’impact de l’activité physique sur le cancer de la prostate pourrait être bien plus important qu’on ne le pensait auparavant ».

Poids de santé et exercice : les facteurs de réduction du risque de cancer de la prostate comprennent donc principalement le maintien d’un poids santé et la pratique de l’exercice, 2 facteurs de base d’un mode de vie sain. L’étude a en effet examiné l’effet de 22 facteurs de risque sur ce cancer, mais les résultats concernant l’activité physique sont de loin les plus frappants.

Source: International Journal of Epidemiology Dec, 2019 DOI : 10.1101/674820 Appraising causal relationships of dietary, nutritional and physical-activity exposures with overall and aggressive prostate cancer: two-sample Mendelian randomisation study based on 79,148 prostate cancer cases and 61,106 controls

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LONGÉVITÉ : Le stress tôt dans la vie prolonge la durée de vie…

Actualités – publiée le 11/12/2019 par Équipe de rédaction Santélog

Nature Communications

Il existe un lien biologique et épigénétique entre les événements du tout début du développement, la résistance au stress et la durée de vie.

En démontrant que le stress au début de la vie prolonge sa durée, cette équipe de l’Université du Michigan suggère que l’exposition au stress oxydatif au jeune âge augmente la résistance au stress à vie. Cette recherche expérimentale présentée dans la revue Nature, identifie un lien biologique et épigénétique entre les événements du tout début du développement, la résistance au stress et la durée de vie.

Un aspect central de la recherche sur le vieillissement est de savoir quand apparaît « l’individualité » dans la vie, qui détermine entre autres critères, la variabilité de la durée de vie. La génétique est un facteur reconnu de longévité : les enfants de parents qui vivent ou ont vécu longtemps, ont de bonnes chances de vivre plus longtemps. L’environnement a également son impact sur cette individualité. Et parmi les facteurs environnementaux, le stress.

L’équipe montre, ici sur le ver rond Caenorhabditis elegans, que ce facteur, bien spécifique, l’augmentation transitoire des espèces réactives de l’oxygène (ROS), au début du développement enclenche différents processus qui augmentent la résistance au stress, améliorent l’homéostasie et prolongent la durée de vie. Le stress oxydatif qui se produit lorsque les cellules produisent plus d’oxydants et de radicaux libres qu’elles ne peuvent en traiter, participe au processus de vieillissement, mais peut également résulter de conditions stressantes telles que l’exercice et la restriction calorique.

Être exposé au stress au début de la vie permet de mieux lui résister plus tard dans la vie 

Plus d’oxydants durant le développement : les scientifiques montrent ici que les vers C. elegans qui produisent plus d’oxydants au cours de leur développement vivent plus longtemps que les vers produisant moins d’oxydants. Ces organismes à vie courte constituent un système modèle précieux pour la recherche sur le vieillissement, en partie parce que chaque ver produit des centaines de descendants génétiquement identiques. Cependant, même si ces descendants sont maintenus dans un même environnement, leur durée de vie varie de manière surprenante.

« Ainsi, si la durée de vie était uniquement déterminée par les gènes et l’environnement, ces vers génétiquement identiques cultivés sur la même boîte de Pétri auraient à peu près la même durée de vie, mais ce n’est pas du tout le cas : certains vers ne vivent que 3 jours d’autres encore se déplacent avec bonheur après 20 jours ».

C’est un vieillissement plus résistant : Les niveaux d’espèces réactives de l’oxygène (ROS ou oxydants produits par chaque organisme respirant de l’air) sont étroitement associés au vieillissement. Les chercheurs montrent chez leur modèle qu’au lieu d’induire une durée de vie plus courte, des niveaux plus élevés de ROS au cours du développement sont associés à une durée de vie plus longue.

Lorsque les chercheurs exposent les vers juvéniles à des ROS au cours du développement, leur durée de vie moyenne augmente. En séparant les vers qui produisent de grandes quantités de ROS de ceux qui en produisent peu, les chercheurs identifient la principale différence entre les deux groupes, une modification épigénétique qui dépend des conditions de stress oxydatif. Il reste à identifier si cette modification persiste tout au long de la vie et comment elle la prolonge…

Comprendre cela pourrait permettre aux scientifiques de développer des interventions qui pourraient prolonger la vie …

« L’hypothèse que des événements du début de la vie aient de tels effets positifs plus tard dans la vie est vraiment fascinante. Étant donné le lien entre le stress, le vieillissement et les maladies liées à l’âge, il est possible que des événements précoces de la vie affectent également la vulnérabilité à la démence et à la maladie d’Alzheimer ».

Source: Nature 04 December 2019 Developmental ROS Individualizes Organismal Stress Resistance and Lifespan

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