Actualités Santé

THÉ : De vrais bénéfices pour la santé… ?

Actualités – publiée le 25/01/2020 par Équipe de rédaction Santélog

European Journal of Preventive Cardiology

Les buveurs de thé vert vivent plus longtemps et en meilleure santé

Les buveurs de thé, et principalement de thé vert, vivent plus longtemps, conclut cette équipe de recherche de l’Académie chinoise des sciences médicales de Pékin et en meilleure santé : boire du thé au moins 3 fois par semaine est lié à une vie plus longue et plus saine, selon ces données publiées dans l’European Journal of Preventive Cardiology, un journal de la Société européenne de cardiologie (ESC) qui estiment à plus d’une année l’espérance de vie en bonne santé, gagnée avec une consommation régulière de thé.

L’auteur principal, le Dr Xinyan Wang, résume ces résultats : « une consommation régulière de thé est associée à des risques plus faibles de maladie cardiovasculaire et de décès toutes causes confondues. Les bénéfices sur la santé sont encore plus importants pour le thé vert et sont également fonction de l’antériorité de la consommation ».

La consommation régulière de thé associée à une espérance de vie plus longue en bonne santé

Il s’agit ici d’une très large analyse des données de 100.902 participants au projet China-PAR2, exempts d’antécédents de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou de cancer à l’inclusion.

Les participants ont été répartis en 2 groupes :

  • les buveurs de thé réguliers qui en consomment 3 fois ou plus par semaine,
  • les non-buveurs de thé ou très irréguliers soit moins de 3 fois par semaine.

Les participants ont été suivis pendant une durée médiane de 7,3 ans.

Des années de vie plus saines, une espérance de vie plus longue :

l’analyse constate que

  • les buveurs de thé réguliers, à l’âge de la cinquantaine, développent 1,41 année plus tard en moyenne, une maladie coronarienne et/ou un AVC ;
  • ils vivent en moyenne 1,26 ans de plus que les personnes qui n’en boivent jamais ou rarement ;
  • comparés aux personnes qui n’en boivent jamais ou rarement, les consommateurs réguliers de thé ont un risque réduit de 20% de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral ;
  • un risque réduit de 22% de risque d’événement cardiaque mortel ;
  • un risque réduit de 15% de décès prématuré toutes causes confondues.

Et si l’on modifie sa consommation de thé ? Les chercheurs ont analysé l’impact de ces changements à partir des données d’un sous-groupe de 14.081 participants dont la consommation a été évaluée à 2 points dans le temps, séparés de 8,2 ans.

Cette analyse constate que :

  • les buveurs de thé réguliers qui maintiennent leur consommation, bénéficient d’une réduction de 39% du risque de maladie cardiaque et d’AVC, d’une réduction de 56% du risque d’événement cardiaque mortel, et d’une réduction de 29% du risque de décès toutes causes confondues.

Ainsi, ces effets protecteurs du thé sont plus prononcés chez les consommateurs réguliers et de longue date.

Quels mécanismes ? Les chercheurs suggèrent à nouveau une action des principaux composés bioactifs du thé, les polyphénols, des agents qui ne sont pas stockés dans le corps à long terme. C’est pourquoi une consommation fréquente et continue de thé est nécessaire pour en tier tous les bénéfices pour la santé.

Quel est le meilleur thé pour la santé ? Dans une sous-analyse par type de thé, la consommation de thé vert s’avère associée à une réduction de 25% du risque de maladie cardiaque et d’AVC, d’événement cardiaque mortel et de décès toutes causes confondues.

C’est bien plus qu’avec les autres thés, soulignent les chercheurs. Malheureusement, le thé vert reste principalement consommé en Asie de l’Est.

Homme ou femme, mêmes effets ? Une analyse sexospécifique montre que les effets protecteurs de la consommation habituelle de thé sont en effet plus prononcés chez les hommes que chez les femmes : « Une des raisons pourrait être que 48% des participants hommes étaient des consommateurs habituels de thé, vs 20% des femmes.

Ensuite, les femmes ont un risque globalement moins élevé de maladie cardiaque et d’AVC ».

Il reste donc, concluent les auteurs, à confirmer ces résultats pour intégrer la consommation de thé dans les recommandations diététiques et de mode de vie.

European Journal of Preventive Cardiology Jan, 2020

EXERCICE et IMC : Le sport fait-il prendre du poids… ?

Actualités – publiée le 25/01/2020 par Équipe de rédaction Santélog

Obesity

L'exercice aérobie et la musculation (ou renforcement musculaire) sont une condition majeure de mode de vie pour la prévention de l'obésité

De nombreux sportifs se posent la question, pourtant ces chercheurs australiens répondraient que la question n’est pas là. L’exercice aérobie et la musculation (ou renforcement musculaire) sont une condition majeure de mode de vie pour la prévention de l’obésité, confirme cette étude, qui évalue ces associations sur un très large échantillon de participants. L’analyse confirme, dans la revue Obésity, que le sport éloigne considérablement le risque d’obésité.

Cette équipe de l’University of Southern Queensland (Australie) effectue ici une méta-analyse de 4 grandes enquêtes de surveillance en Santé publique (États-Unis de 2011 à 2017), portant sur un total de 1.677.108 adultes âgés de 18 ans ou plus.

Les chercheurs ont regardé précisément :

  • l’association entre une pratique de l’exercice aérobie de 150 min / semaine au moins,
  • de l’exercice de renforcement musculaire à raison d’au moins 2 séances / semaine
  • et les différentes classes d’obésité définies selon l’IMC.

L’exercice physique réduit de moitié au moins, le risque d’obésité

L’analyse constate que par rapport au non-suivi des directives de pratique de l’activité physique, leur respect est associé aux taux de prévalence ajustés (pour le mode de vie) les plus faibles

  • pour le risque d’obésité de classe I (IMC ≥ 30,0 kg / m2) : risque réduit de 46%
  • pour le risque d’obésité de classe II (IMC ≥ 35,0 kg / m2) : risque réduit de 68%
  • pour le risque d’obésité de classe III et au-dessus (IMC ≥ 40,0 kg / m2) : risque réduit de 79%.

Ces résultats sont donc on ne peut plus clairs : certes l’étude ne précise pas si la pratique sportive est associée à quelques kilos en plus ou en moins, mais elle démontre, sur un large échantillon représentatif, que l’observance des simples recommandations de pratique de l’exercice physique réduit considérablement et divise au moins par 2 le risque d’obésité.

L’activité physique aérobie et l’exercice de renforcement musculaire sont donc essentiels dans la prévention de l’obésité.

Source: Obesity 2019 DOI : 10.1002/oby.22673 Muscle Strengthening, Aerobic Exercise, and Obesity: A Pooled Analysis of 1.7 Million US Adults

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