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GRAISSE ABDOMINALE : S’en débarrasser avant qu’elle ne s’incruste…

Actualités  –  publiée le 26/03/2020 par Équipe de rédaction Santélog

Journal of Lipid Research

L'hypertriglycéridémie ou l’excès de graisse dans le sang est un facteur important de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité et à d'autres problèmes de santé

Ces chercheurs de l’Université de Cincinnati (UC) produisent des protéines anti-adiposité en laboratoire. Ils viennent de trouver le moyen de produire une protéine humaine produite naturellement dans le foie et connue sous le nom d’Apolipoprotéine A5 (APOA 5).

Cette protéine joue un rôle important dans le métabolisme et l’élimination des excès de triglycérides de la circulation sanguine. Ces travaux, présentés dans le Journal of Lipid Research, apportent l’espoir d’un médicament permettant d’intervenir avant même la formation de graisse abdominale.

Les triglycérides, ces graisses qui semblent être le fléau de tout régime alimentaire, présentes en particulier dans le fast food, restent un mystère pour de nombreux chercheurs. Car nous en avons besoin aussi pour alimenter le corps pour nos activités quotidiennes.

Cependant l’hypertriglycéridémie ou l’excès de graisse dans le sang est un facteur important de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité et à d’autres problèmes de santé, rappelle l’auteur principal, le Dr Davidson, du Service de pathologie de l’UC.

Éliminer le plus tôt possible l’excès de graisse dans le sang

APOA5, une protéine prometteuse ? La protéine, produite naturellement par le foie, est en effet très impliquée dans la vitesse à laquelle les triglycérides sont éliminés de la circulation sanguine : plus les niveaux d’APOA5 sont élevés et plus les triglycérides sont éliminés rapidement.

Les scientifiques conviennent que la protéine joue un rôle très important mais connaissent encore mal sa structure et sa fonction précise. En comprenant mieux son fonctionnement et l’ensemble du processus sous-jacent, il serait possible de développer un médicament qui permette cette élimination plus rapide des triglycérides.

Faire produire la protéine par des bactéries : les chercheurs ont inséré un gène humain dans des bactéries génétiquement modifiées pour produire des protéines humaines APOA5. Une fois les protéines produites, elles ont été retirées de l’hôte et purifiées pour être utilisées in vitro et sur des souris modèles.

Avec ce système de production bactérienne, il est en effet possible de produire une quantité beaucoup plus importante de cette protéine qu’en tentant de l’isoler du sang chez l’Homme.

Des souris ont ensuite été nourries avec des graisses dont des triglycérides. Les souris ayant reçu APOA5 se sont montrées capables d’éliminer rapidement les triglycérides accumulés dans le sang.

Ces travaux suscitent donc l’espoir d’un médicament, basé sur APOA5, capable de réduire rapidement les niveaux excessifs de triglycérides dans le sang avant que la graisse abdominale ne « s’incruste ».

Source: Journal of Lipid Research Feb, 2020 doi: 10.1194/jlr.D119000103 Functional recombinant apolipoprotein A5 that is stable at high concentrations at physiological pH

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CANCER de la PROSTATE : Pourquoi certains sont plus agressifs…

Actualités  –  publiée le 26/03/2020 par Équipe de rédaction Santélog

British Journal of Cancer

Comment le nombre de cellules « agressives » dans un échantillon de tumeur définit la vitesse de progression et de propagation de la maladie.

Cette équipe de l’Université d’East Anglia (UEA) révèle pourquoi certains cancers de la prostate sont plus agressifs, se propagent à différentes parties du corps et entraînent finalement la mort. Alors que le cancer de la prostate est un cancer fréquemment surdiagnostiqué et surtraité, cette découverte, documentée dans le British Journal of Cancer pourrait transformer le traitement des patients.

Ces résultats interviennent de plus après que la même équipe ait développé un test de détection capable de faire la distinction entre les formes agressives et moins nocives de cancer de la prostate, ce qui peut permettre d’éviter ou de limiter les traitements inutiles et leurs effets indésirables.

Avec cette étude, l’équipe révèle comment le nombre de cellules « agressives » dans un échantillon de tumeur définit la vitesse de progression et de propagation de la maladie. En outre, ces résultats révèlent également 3 nouveaux sous-types de cancer de la prostate,

une classification qui pourrait permettre de « stratifier » les patients pour différents traitements.

L’auteur principal, le Pr Colin Cooper, de la Norwich Medical School de l’UEA, rappelle que le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. C’est un cancer qui se développe généralement lentement ; la majorité ne nécessite pas de traitement.

Cependant, les cliniciens ont toujours des difficultés à prédire quelles tumeurs deviendront agressives, ce qui rend la décision thérapeutique complexe dans de nombreux cas : « plusieurs milliers d’hommes sont traités inutilement, ce qui augmente le risque d’effets secondaires néfastes, y compris l’impuissance liée à la chirurgie ».

DESNT, une signature génique de l’agressivité du cancer : le nouveau test permet de distinguer les cancers de la prostate agressifs des formes plus légères de la maladie, grâce à un modèle mathématique complexe appelé « latent Process Decomposition ». Le modèle peut gérer les données d’expression génique de séries cliniques de cancers. Les chercheurs l’ont appliqué ici à 1.785 échantillons de cancer. Ils identifient ainsi une signature d’expression génique appelée « DESNT » associée à un risque métastatique accru et identifient 3 nouveaux sous-types moléculaires du cancer de la prostate.

En synthèse, la quantité de cellules du sous-type DESNT dans un échantillon est liée au risque de progression de la maladie :

plus il y a de cellules DESNT, plus le cancer est agressif.

Une tumeur à majorité de cellules DESNT est donc plus susceptible de se propager à d’autres parties du corps. Enfin 3 autres sous-types moléculaires du cancer de la prostate sont identifiés, qui pourraient aider les médecins à prendre les bonnes options de traitement pour les patients.

Source: British Journal of Cancer 20 March 2020 A novel stratification framework for predicting outcome in patients with prostate cancer

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